La route..

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Bon, voilà, je vous ai tracé le parcours avec les moyens du bord - mes connaissances aiguës en informatique poussées à l'extrême... - pour se faire une petite idée.

(ggrrmmllbb.. je n'arrive pas à la placer ICI.. vous l'aurez en fin de page..)

 

Le parcours n'est pas bien long.. un peu plus de 700kms, avec 4 escales entre Chongqing et Kunming,.. notez cependant : avec deux marmots et deux adultes (dont moi) à l'arrière de la voiture. Et sans siège enfant ni ceinture de sécurité - parce que c'est comme ça en Chine, parce que je me voyais mal imposer à ma fille la ceinture pendant des heures, alors que son copain n'était pas parti pour le subir, que nous étions en surnombre, que les boucles de ceinture n'étaient même pas visibles... Et après tout, j'ai vécu ça étant gamine, moi-même.

J'avoue avoir un peu flippé dans certaines routes étroites et sinueuses de montagnes aux bords abrupts..ce qui m'a toujours "légèrement" crispée, mais l'absence de ceinture avec les enfants qui jouaient avec agitation renforçait bêtement mon inquiétude - "bêtement", parce qu'il y a plus lieu de s'inquiéter de l'absence de ceinture sur une route plane qu'en considérant un précipice de je ne sais combien de mètres.. car, sans ceinture, on peut toujours s'éjecter à la façon de l'Agence Tout Risque avant la chute (yep!)... Je réfléchissais à tout cela tandis que nous klaxonnions gaiement à chaque tournant.

Nous avons galéré le premier jour, parce que l'autoroute était blindée de monde... beaucoup étaient encore en vacances.. Nous pensions arriver vers 13h, nous sommes arrivés à 18h (sans pause déjeuner).

Nous avons du attendre 2h (montre en main) dans une station essence avant d'atteindre la pompe ! Les voitures faisaient la queue, un monde fou, les uns aux volants à avancer sur chaque mm possible, et le compagnon à négocier en dehors pour savoir qui passera en premier (puisque 2 ou 3 voitures se retrouvaient côte à côte arrivant à la pompe - pas de service de sécurité sur place). Relativement calmement... Je me suis faite une remarque que je m'étais déjà maintes fois faites : si les français (les parisiens surtout..) s'étaient retrouvés dans cette situation-là, à la place des chinois, il y aurait eu quelques morts, ou du moins, quelques pétages de plombs bien violents.

Voilà, je vais m'en arrêter là pour aujourd'hui, j'ai un fort besoin de sommeil...

Je crois avoir quelques difficultés à me remettre au rythme que j'ai connu toute l'année, de me lever si tôt, et surtout, à supporter le métro... J'ai constaté que si je pars à 6h55, alors, le métro est blindé de monde,... alors que si je pars à 6h45, c'est blindé, mais avec les cheveux des personnes devant en moins dans mon visage, et avec de gentilles bousculades... Je me souviens la toute première fois que j'ai tenté de monter dans un bus lors des heures de pointes à Pékin, en 2005, j'étais devant la porte à chaque coup, et pourtant, il a fallu que je laisse passer 2 bus avant de pouvoir monter dans le 3ème... avant d'oser me lancer dans cette marée humaine puissante qui t'embarque avec elle. Il ne faut en effet pas avoir peur d'être remué par les vagues et les contre-courant.. avec un peu d'expérience et d'observation, on parvient à entrer dans le mouvement sans trop de dégats. Mais quand on a la tête dans le c.., franchement, non. J'ai beaucoup de mal.

La route..
La route..La route..
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